20 octobre 2009
Théhéran, Istambul!
Mes deux italiens voulaient rembourser leur voiture cassée, avec le haschich qu'ils avaient acheté en Afghanistan! Ils me demandèrent comment s'effectue la vente du H en France? J'en savais rien moi! Et la Mafia. me dirent-ils? En Italie elle dirige tout! Je répondis qu'ils n'y avait pas de Mafia en France! Ils en furent stupéfiés.
24 septembre 2009
Mes "copains" italiens.
Je ne voulais plus continuer avec le car qui m'avait amené de l'Inde. Ce n'était, pour moi, un vrais voyage; ce n'était qu'une forme de transport international. Si je n'avais pas été aussi malade, je me serais arrété à Hérat, en Afghanistan.
Mais, on ne peut s'arrêter en Afghanistan, malade comme un chien!
Les deux italiens me dirent, qu'ils avaient cassé leur voiture sur la route de Kaboul, et qu'ils avaient acheté un gros paquet de haschisch , pour en prendre une autre.
On décida de faire route ensemble, vers Istambul.
J'aimais bien parler Italien.![]()
Et de nouveau Téhéran!
Le même hôtel que pour le voyage de l’allé. Je pris une douche très chaude, et comme par magie, ma fièvre, ma grippe violente que je trimbalais depuis l’Inde s’évanouissa.
Je descendis à la salle du Coffee Shop, où je rencontrais deux italiens.
Par ailleurs, je réglais ce que je devais au conducteur du car, qui m’avait menait de New Delhi à Téhéran.
15 septembre 2009
De Mashhad à Théhéran!
J'essayais toujours de survivre.
Cette saloperie de grippe ne me quittait pas.
Je lisais des "Maigret" de Simenon sur de longues lignes droites, des routes rectilignes - le commissaire prenait son demi de bière tranquille sur des boulevards parisiens, et moi je crevais de fièvre, dans le désert iranien glacé...
14 septembre 2009
Le retour du rêve!
Avant d'arriver à Machhad, nous prîmes de l'essence à une pompe dans le désert, et de la fenêtre du car, je vis que le prix de l'essence était à 18 centimes (FF) , le litre en Iran. J'en fus stupéfié.
Le propre du bon voyageur, n'est il pas de savoir se surprendre?
Je voulais explorer Machhad. Je partis seul dans ses méandres. Vers le centre, où se concentre les lieux sacrés, je vis une colonne d'hommes vêtus de noir qui s'avançait en cadence. En tête, il y avait des tambour frappés dans un rythme sourd - un bruit grave et profond - suivis de drapeaux vert, portés avec virulence.
Et ce fût des colonnes d'hommes, qui sur leur chemise noir, se frappaient les épaules avec des chaînes, jusqu'au sang...
Une sorte de frayeur m'envahit, devant cette manifestation massive et funeste. Je n'avais rien à faire là; face à, une telle puissance mystique et si mortifère...
Je me réfugiais dans une maison de thé. Là, je fis la connaissance, d'un jeune étudiant Iranien qui me montra son livre de français. Il me montra une photo d'un village au bord de la mer.
C'était Villefranche sur Mer, mon pays!
24 avril 2009
En Iran à la frontière, vers Mashhad
De nouveau une frontière. En fait, mon voyage consistait à franchir des frontières, que je ne pouvais anticiper ou même imaginer. Au poste Iranien, on me fouilla méticuleusement. Un douanier essaya même de dévisser ma canne à paumeau, que j'avais acheté à New Dehli!
Le français trafiquant de pierres précieuses, après sa fouille au corps, se retourna vers nous, à la barbe des douaniers, et nous montra, au creux de sa main, une burette d'huile de haschich.
Drapé dans ses fourrures de renard, il était un héros à mes yeux.
23 janvier 2009
Partie de Poker, dans le désert Afghan.
Pour tromper notre ennuie avant la frontière iranienne, nous organisâmes un poker.
Le français qui rallait de m'avoir prêter le roman policier de Simenon, tout en jouant, nous prêta des pierres semi précieuse comme jeton.
Nous avions une valeur en jeton sur la table du bus, entre l'Afghanistan et l'Iran, supérieure à nos mises! Ces pierres brillaient dans le crépuscule qui se précipitait, elles étaient magnifiques.
Mais aucun de nous, dans la rudesse de la situation, n'avait l'idée d'en dérober une.
Je perdis 100 F à l'époque.
29 décembre 2008
Un américain vers la frontière iranienne!
Il était monté à Hérat.
Il s'assit à côté de moi, et se présenta avec une certitude brutale toute particulière:" I am american, I am from Colorado is a beautiful country."
Je répondis dans ma langue, que je suis français et que c'était pas mal non plus.
19 décembre 2008
Hérat à nouveau.
J’avais payé le trajet de bus pour aller de New Delhi à
Hérat.
Hérat symbolisait pour moi l’Asie centrale, je voulais y
vivre un peu, respirer pleinement cette part de l’Asie.
Mais je n’étais pas en forme, toujours cette grippe attrapée
à Bénarès.
Je décidais d’aller jusqu’à Téhéran avec ce car, cela ma
rassurait.
Je réglais donc le supplément de mon passage jusqu'à' à Téhéran.
J'avais de grandes bottes afghanes montantes sur mon gin, ma veste de GI, un foulard en soie autours du coup, et des gants magnifiques, en peau fine, totalement fourrés.
Un vrais dandy afghan!
Je réglais le "postillon de ma diligence" avec des des gestes du XVIII ème siècle...
On laissa Hérat derrière nous !...
17 décembre 2008
Kandahar/Hérat
De nouveau le désert. De nouveau des espaces qui s'étirent dans un infini silence.
Une sorte de monotonie emplissait le bus.
Je piquai un Simenon, un Maigret à un français du bus.
Il me reprocha, de ne pas avoir pris mes précaution, face aux ennuis des voyages.
J'avais des philosophes et de poètes dans mon sac, mais rien de divertissant.
Ce fût comme une leçon!
09 décembre 2008
Qandahar (Khandahar) for ever.
Après avoir traversé d’immenses plaines blanchies par le
neige, nous dûmes à l'arrivée, nous disperser dans différents « hôtels ».
Ainsi, je partageais une chambre avec un suisse, qui me raconta, comment il traversa la
frontière entre l’Iran et l’Afghanistan. Son histoire était aussi drôle que mon
obligation, d’avoir dû jouer au foot, pour pénétrer dans le pays.
Il parti de Mesched (Mashhad) dans un car avec
de nombreux Afghans.
C’est quand même un pays où il y a de la discipline !......
27 novembre 2008
Nous partîmes vers Ghandahar.
Il neigeait sur la l'Afghinistan, il neigeait vers le pays des Patchounes.
Ce fût des lignes droites, recouvertes de neige vers Kandhahar, ce fût un sombre silence hostile. Il manquait plus que des loups qui attaqueraient le car. ...
Nous fîmes "escale" à Ghasni.
Les deux australiennes que j'avais "délaissais" à Kaboul ne me faisaient plus la gueule!.
On se retrouva tout les trois avec un Afghan authentique pour prendre un thé; il portait un turban magnifique, une barbe somptueuse, et un véritable gilet afghan, d'une beauté exceptionnelle.
Il voulait que je montre, sur ma carte, d'où on venait, nous les trois occidentaux. C'était impossible, notre monde était plus grand que la carte dont je disposais.
Je dessinais donc le monde, la France et l'Australie, sur des lignes à même le sol...
08 novembre 2008
Il neigeait sur Kaboul!
C’était une tempête. Je remontais dans ce car, qui devait m’amener
à Hérat, le choix de ma destination.
Nous parcourûmes la banlieue de Kaboul, avant de faire front
vers Kandahar.
Je vis une caravane qui
faisait un trajet vers le nord. J’aurais juré que ce n’était pas des dromadaires,
mais de vrais chameaux !
A côté de cela, les HLM soviétiques apparaissaient comme un avenir sombre.
31 octobre 2008
Malaise à Kaboul!
Je retournais donc dans ma chambre. Mais avec la fièvre, cela allait de plus en plus mal.Mon copain français de chambre insista pour m'amener à l'hôpital. Nous prîmes un taxi en direction de l'hôpital. Ce fût une traversée de Kaboul dans une tempêté de neige, avec des vents violents, glacés.
Dans cet hôpital de Kaboul, je voyais des gens allongés à même le sol.
Je fût conduis devant un médecin, un personnage à la physionomie turco-mongoles. Un type immense, très fort, et moi petit français tout malade, j'essayais péniblement d'exprimer mes symptômes en Anglais. Il me coupa la parole brutalement, et me demanda si je parlais français. Heu, oui...
Il me déclara avoir fait ses études à Lyon, m'ausculta, et confirma ce satané virus de grippe, choppé à Bénares!
Antibiotique+vitamine C, et retour à l'hôtel dans un blizzard effroyable.
27 octobre 2008
Pour moi Kaboul sera...
...un amour manqué, et une partouze loupée.
Kaboul!
J'aboutissais à Kaboul, dans ce retour vers l'Occident.
J'étais malade comme un chien, avec une forte fièvre; c'était ce virus de la grippe, très puissant, attrapé dans les plaines du Gange, en Inde.
Nous avions été débarqués, nous les personnes de la "French Line Bus", dans un hôtel central de Kaboul!
Là, les australiennes du bus me firent comprendre, qu'elles voulaient toutes les deux, faire l'amour avec moi! Mais, je ne pouvais en être capable.
Je retournais dans ma chambre.
Elles furent vexées.
02 octobre 2008
Kyber Pass.
Pour entrer en Afghanistan, par le Pakistan, de façon « institutionnelle »,
il fallait parcourir
En fait, ce n'était qu'un col, dans une vallée
étroite. C'est là, que l'armée anglaise fût repoussée. C'est un symbole
de la résistance, de l'indépendance afghane.
Le conducteur du bus français, que j’avais pris à New Delhi, nous obligea à prendre un bus afghan pour ce trajet, de la « Pass de Kybrer» à Djelalabad.
C’était certainement, sur les ordres des seigneurs de guerre du
coin.
On se retrouva tous à Djelalabad.
Une rencontre amoureuse à la passe de kyber.
Elle était belle, elle était forte, énergique. Elle travaillait pour un laboratoire d'archéologie du CNRS, se faisant escorter dans ses recherches par des hommes en armes, en Afghanistan, en 1975.
Je fus tout de suite amoureux d'elle. Ma maladie, ma fièvre, ne put me permettre de lui parler correctement.
Peshawar, une nuit de fievre, de maladie.
J'avais toujours la grippe; depuis les plaines du Gange!
Mais, j'allais de nouveau entrer en Afghanistan.
Il fallait que je tienne le coup. J'étais bloqué dans le bus, où je tremblais de fièvre.
Lahore/Peshawar.
Une traversée du Nord du Pakistan, sur une route où je ne voyais que les lumières des camions.














